Bibliothèque · Résumé et avis

Claude Code Enterprise Mastery

De Ritesh Vajariya. Un cours vidéo pour verrouiller Claude Code dans une équipe : refus d'abord, réglages imposés, coûts, conformité.

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Couverture du cours Claude Code Enterprise Mastery, Ritesh Vajariya

Claude Code Enterprise Mastery

Claude Code Enterprise Mastery: Ship Faster, Ship Safer

5.4 /10

« Le bon plan pour verrouiller une flotte, montré sur une appli jouet, avec les tarifs d'hier. »

  • AuteurRitesh Vajariya
  • Année2026 · Packt
  • FormatCours vidéo : 10 sections, 31 vidéos, 4 h 08
  • LangueEn anglais uniquement
  • Fiche~19 min de lecture
  • Le lire Lire sur ExpertEdge Code : -50 % sur l'abonnement annuel. Lien affilié : je touche une commission si vous vous abonnez avec ce code. Mes notes n'en dépendent pas.
Notation du livre sur 5 dimensionsIdées5/10Applicable6/10Lisibilité6/10Actualité4/10Exemples6/10

Un cours vidéo pour verrouiller Claude Code dans une équipe : refus d'abord, réglages imposés, coûts, conformité, déploiement par phases.

Pourquoi ce cours

Claude Code est l'outil de Claude qui écrit du code dans un terminal, la fenêtre où l'on tape des commandes. Il agit avec vos droits : tout ce que vous pouvez ouvrir, il peut l'ouvrir. Il peut lire le fichier .env, où sont les mots de passe et clés secrètes du projet. Il peut lire vos clés SSH, qui donnent accès à des serveurs (des ordinateurs distants), et vos identifiants AWS, ceux des services en ligne d'Amazon. Sur un ordinateur, c'est un risque. Sur cent ordinateurs, il faut écrire des règles pour tout le monde.

Anthropic est la société qui fait Claude. Dans cette fiche, « la documentation » désigne la sienne, le mode d'emploi officiel de Claude Code. Je compare le cours à ce qu'elle dit.

Mes quatre fiches sur Claude Code ne traitent ce sujet que par morceaux. The Claude Code Operating Model de Jia Huang présente les règles de refus (ce que Claude n'a pas le droit de faire). Ce livre décrit aussi les réglages que l'entreprise impose aux ordinateurs, mais pas le bac à sable, une zone fermée où Claude travaille. Ritesh Vajariya consacre tout son cours à limiter ce que Claude Code peut faire dans une équipe. Ce cours s'adresse au tech lead, la personne qui guide l'équipe sur le plan technique. Il doit mettre l'outil à disposition de 20, 50 ou même 100 ingénieurs.

Claude Code Enterprise Mastery n'est pas un livre : c'est un cours en vidéo, en anglais, publié par Packt, un éditeur spécialisé dans l'informatique. Il compte 31 vidéos, pour 4 h 08 d'après la page du cours. Son niveau annoncé est « Expert », mais le contenu tient de l'intermédiaire : des démonstrations dans le terminal sur une petite application, Team Pulse, avec peu de code à retenir. Les numéros comme « 2_3 » désignent la vidéo 3 de la section 2.

Ce que le cours donne : pourquoi et quoi verrouiller sur les ordinateurs d'une équipe. Ce qu'il ne montre jamais : comment poser ces règles sur un parc, c'est-à-dire l'ensemble des ordinateurs de l'entreprise. La documentation comble ce trou, et mon avis y renvoie.

Le cours a aussi un dépôt public de fichiers à télécharger : modèles de réglages, listes de contrôle, guide d'adoption. C'est sa matière la plus utile, et j'en parle aux idées 2, 5 et 6.

Les idées qui restent

Le fil du cours : un agent qui hérite de vos droits se verrouille avant de se généraliser. D'abord le poste (idées 1 à 4), ensuite la conformité et le déploiement (idées 5 et 6).

1Sans règles, Claude Code lit votre .env sans broncher

Team Pulse, la petite application du cours, est livrée sans aucun réglage. Vajariya demande à Claude de lire le .env, le fichier où un projet range ses mots de passe, et de tout afficher. Claude obéit, clés AWS (l'accès au nuage d'Amazon) comprises, sans demander la permission (vidéo 2_2).

Le cours énumère quatre menaces, quatre façons de se faire piéger, et celle-ci n'en est qu'une (vidéo 2_3). Les voici :

  • Fuite d'identifiants : vos mots de passe et vos clés deviennent lisibles, donc ils peuvent sortir du projet. C'est la démonstration du .env.
  • Injection de prompt : un prompt est un message écrit à Claude. Quelqu'un cache une consigne dans un fichier que Claude lit, comme un commentaire de code ou un README (la page de présentation d'un projet). Claude la lit comme du texte, puis la suit comme un ordre.
  • Chaîne d'approvisionnement : votre projet utilise du code écrit par d'autres, des bibliothèques de code. Si l'une est piégée, npm install, la commande qui les télécharge, lance un petit programme qui envoie vos identifiants ailleurs.
  • Sous-agents : un sous-agent est un petit assistant que Claude lance pour une partie du travail. D'après le cours, chacun reçoit vos droits complets : il peut donc faire tout ce que vous pouvez faire. La documentation ne le dit pas, mais prévoit des règles pour choisir quels sous-agents Claude peut lancer.

2Refuser d'abord, ouvrir ensuite

Contre ces menaces, la consigne du cours est simple : interdire tout ce qui est dangereux, puis ouvrir au cas par cas. Une règle dit à Claude ce qu'il a le droit de faire. Elle existe en trois sortes :

  • allow autorise sans demander.
  • ask fait poser la question.
  • deny refuse.

Si deux règles se contredisent, le refus gagne sur la question, et la question sur l'autorisation (le cours le dit, la documentation le confirme).

La liste de refus de départ du cours interdit :

  • rm -rf : supprimer un dossier et tout son contenu.
  • La lecture du .env, des clés SSH et des identifiants AWS.
  • curl, wget et les outils web de Claude : des commandes qui vont chercher ou envoyer des données sur le web.
  • chmod 777 : ouvrir un fichier à tout le monde en lecture, écriture et exécution.
  • sudo : s'attribuer des droits d'administrateur.

La liste de refus s'écrit dans un fichier de réglages. Avec ce seul fichier, on refait l'essai de la démonstration : Claude refuse de lire le .env, et la commande npm test, qui lance les tests, reste permise.

Cet extrait vient de la documentation, pas du cours. Il ne montre que trois règles. Dans Bash(curl *), Bash désigne les commandes tapées dans le terminal. L'étoile * remplace n'importe quelle suite de caractères : la règle vise donc toute commande qui commence par curl.

{
  "permissions": {
    "deny": ["Read(./.env)", "Bash(curl *)"],
    "allow": ["Bash(npm run test *)"]
  }
}

Un détail m'a frappé : le cours ne donne pas une liste de refus, mais quatre, qui ne s'accordent pas. La première est celle de la vidéo, les cinq lignes ci-dessus. Les trois autres sont dans les fichiers à télécharger du cours :

Aucune ne contient toutes les autres. Le fichier de dix-neuf refus ne bloque pas les outils de Claude qui lisent des pages web, que la vidéo bloque. La matrice oublie sudo, la commande qui donne les droits d'administrateur. À vous de les fusionner.

Le fichier de dix-neuf refus bloque aussi npx -y et pip install, deux commandes qui téléchargent du code puis l'exécutent ou l'installent. La documentation n'en parle pas. Il écrit Bash(curl:*) là où elle montre Bash(curl *) : d'après elle (consultée le 30/10/2026), c'est la même règle écrite autrement.

Vajariya promet trop : « ce sont vos limites dures, Claude ne peut pas les franchir, quoi qu'il arrive » (vidéo 2_1). La documentation nuance : voir « Mon avis », plus bas.

3Cinq couches de réglages, et celle de l'entreprise gagne

Claude Code ne lit pas ses réglages à un seul endroit, mais à cinq, que le cours appelle des couches. Les voici, de la plus forte à la plus faible :

  1. Réglages gérés (managed-settings.json) : posés par l'administrateur, la personne qui gère les ordinateurs de l'entreprise. Ils valent pour tous les employés.
  2. Ligne de commande : les options tapées au lancement de Claude Code. Elles valent pour une seule session, une utilisation du lancement à la fermeture.
  3. Local du projet (.claude/settings.local.json) : vos réglages personnels pour ce projet, gardés hors de Git, le logiciel qui garde l'historique du projet.
  4. Partagé du projet (.claude/settings.json) : enregistré dans Git, donc toute personne qui récupère le projet reçoit ce fichier.
  5. Utilisateur : vos réglages valables pour tous vos projets.

Première règle : quand deux couches fixent la même chose, la plus haute gagne. Exemple tiré de la documentation : l'équipe règle le modèle d'IA par défaut sur Sonnet dans le fichier partagé, et vous préférez Opus. Vous l'écrivez dans votre fichier local, qui est au-dessus : seules vos sessions changent. La couche de l'entreprise est tout en haut, donc rien dans vos fichiers ne défait un réglage géré.

Deuxième règle : les listes de règles, comme allow et deny de l'idée 2, s'additionnent au lieu de s'écraser. Exemple du cours : un développeur autorise curl dans ses réglages globaux, les réglages gérés l'interdisent, et l'interdiction gagne. Ce n'est pas l'ordre des couches qui décide ici, c'est la règle de l'idée 2 : un refus gagne toujours.

Le cours ajoute que le développeur ne peut ni voir ni changer la couche gérée, et qu'une couche haute écrase les basses. La documentation nuance : il peut voir quelle source s'applique, avec la commande /status, et les listes s'additionnent, comme dans la deuxième règle ci-dessus.

4Le bac à sable contre la fatigue d'approbation

Des règles bien posées créent un autre problème : les demandes de permission s'empilent. Chacune est un message qui vous demande d'approuver une action de Claude. Après la dixième en cinq minutes, dit Vajariya, « vous finissez par cliquer sur approuver sans même lire ce que Claude vous demande » (vidéo 2_4). C'est la fatigue d'approbation : on laisse passer une erreur sans la voir.

La réponse du cours est le bac à sable, activé par la commande /sandbox. Ce n'est pas une machine virtuelle, un faux ordinateur dans l'ordinateur. C'est une barrière que le système de l'ordinateur pose autour des commandes que Claude lance. À l'intérieur, Claude travaille normalement : il lance les tests, il écrit dans le dossier du projet. D'après le cours, les limites portent sur les fichiers et sur internet. Dès qu'une commande les dépasse, le système la bloque, quoi que Claude décide.

C'est là que se trouve l'intérêt. La barrière est tenue par le système, pas par la bonne volonté de Claude : on peut donc approuver d'office les commandes qui restent dedans. Elles passent sans question (vidéo 2_4), et les demandes qui restent sont celles que vous lirez encore. Un autre mode, accept edits (accepter les modifications), fait de même pour les fichiers : Claude les modifie sans demander. Dans la démonstration, Claude lance les tests et Git sans poser de question.

Le bac à sable ne remplace pas les règles de refus. Le .env reste bloqué parce que ces règles restent actives (la documentation le confirme pour les commandes). Sa limite sur la lecture est dans « Toujours valable en 2026 ? ».

5Avant de déployer, quatre questions de conformité, puis une liste par secteur

Une fois les ordinateurs encadrés, une autre question arrive : la conformité. C'est le travail du service sécurité, qui vérifie que l'outil respecte les règles de l'entreprise. Selon Vajariya, elle décide si l'on adopte Claude Code ou si l'on arrête le pilote, l'essai mené par quelques ingénieurs. Elle demande où va le code et si l'on peut l'auditer, c'est-à-dire vérifier ce qu'il a fait. Le cours répond (vidéo 8_1) :

  • Où va le code : par défaut, vos prompts partent chez Anthropic. Si l'entreprise utilise plutôt le cloud d'Amazon (Bedrock) ou de Google (Vertex AI), ils passent par son compte chez ce fournisseur. Ils transitent par son VPC, un réseau privé réservé à votre entreprise. Anthropic ne les voit « littéralement jamais ».
    • La documentation est moins absolue. Deux petites choses partent quand même vers Anthropic : le nom du site que l'outil web consulte, et la note du sondage de satisfaction (jamais votre conversation). Des réglages coupent les deux.
  • Entraînement : entraîner un modèle, c'est lui faire apprendre à partir de textes. Anthropic n'entraîne pas ses modèles sur les données des offres commerciales, celles vendues aux entreprises. La documentation le confirme, sauf si le client choisit de lui fournir ses données.
  • ZDR (Zero Data Retention, aucune conservation de données) : une fois la réponse donnée, Anthropic ne garde ni vos prompts ni les réponses. Le cours ajoute que trois choses restent quand même : les données d'usage et de facturation (de quoi vous facturer), les verdicts des filtres de sécurité et les alertes d'usage abusif.
    • La documentation ne reprend pas la liste du cours. Elle donne deux autres cas où Anthropic peut garder des données. D'abord, si la loi l'exige. Ensuite, si ses systèmes de sécurité repèrent une session (une conversation avec Claude Code) contraire aux règles d'usage : il peut alors la garder jusqu'à deux ans.
    • Le ZDR ne vient pas avec l'offre Enterprise. L'entreprise doit le demander à Anthropic, qui l'accorde à celles qui remplissent ses conditions. Il se demande séparément pour chaque compte d'entreprise.
    • Il protège seulement les échanges avec Claude Code. Le chat sur claude.ai et les outils d'autres éditeurs branchés à Claude Code n'en profitent pas. Anthropic garde aussi les adresses e-mail des comptes et les statistiques d'usage.
  • Audit local : chaque session laisse un journal en clair (non chiffré) dans le dossier ~/.claude/projects/, où ~ désigne votre dossier personnel (chemin vérifié).
Ma pensée

Sur l'entraînement : Anthropic promet de ne pas entraîner ses modèles sur vos données. Et on sait tous qu'une multinationale tient toujours sa parole, bien sûr. Moi, je préfère ce que je peux vérifier : un contrat qui engage, ou des données qui ne partent pas du tout (le VPC, plus haut).

Sur le ZDR : « zéro conservation », sauf si la loi l'exige, sauf si une session est signalée (jusqu'à deux ans), sauf les e-mails et les statistiques d'usage. Le zéro d'une multinationale a des exceptions, et c'est à vous de les compter.

Pourquoi passer par Amazon ou Google ? Une grande entreprise a déjà un contrat avec l'un des deux : une facture, des accès contrôlés, des règles sur l'endroit où ses données ont le droit d'aller. Envoyer son code à Anthropic, c'est un fournisseur de plus à faire valider par le service sécurité. Via Bedrock ou Vertex, elle utilise les mêmes modèles Claude chez un fournisseur qu'elle a déjà accepté.

Les modèles récents y sont : la documentation d'Anthropic du 30/10/2026 cite Opus 5.5, Sonnet 5.5 et Haiku 5.5 sur Bedrock. Je n'ai pas trouvé d'engagement officiel sur le délai d'arrivée d'un nouveau modèle. Des comparatifs tiers parlent de quelques jours à quelques semaines après Anthropic.

Côté prix, des sites tiers donnent le même tarif qu'en direct. Le tarif exact est sur la page de tarifs d'Amazon. Un point est officiel. Une adresse d'accès régionale garantit que les données passent par une région précise. Elle coûte 10 % de plus que l'adresse globale, qui choisit seule le chemin le plus disponible (tarifs d'Anthropic). Le vrai coût reste le travail d'administration : comptes, accès, régions, modèles à choisir.

Les abonnements Team et Max sont des forfaits par personne, vendus par Anthropic. D'après la documentation que j'ai lue, Amazon ne les vend pas. Une quatrième voie existe : Claude Platform on AWS. Anthropic la fait tourner, et la facture passe par AWS. Pour distinguer les voies :

VoieQui voit le codeComment on paie
Abonnement Team ou MaxAnthropicForfait par personne
API directeAnthropicÀ l'usage
Claude Platform on AWSAnthropicÀ l'usage, facture AWS
Bedrock ou VertexAmazon ou Google, pas AnthropicÀ l'usage, facture du fournisseur

Pour préparer ce dossier, la vidéo 8_3 renvoie elle-même à une liste par secteur, à télécharger dans les ressources du cours. Cette liste de conformité tient en deux pages. Elle commence par dix exigences communes, comme un audit des permissions chaque trimestre. Viennent ensuite cinq blocs, un par cadre de règles :

  • SOC 2 Type II, un audit qui atteste qu'un fournisseur protège les données de ses clients dans la durée : journaux d'audit gardés au moins 30 jours, puis envoyés à un SIEM. Un SIEM rassemble les journaux de sécurité de toute l'entreprise pour y repérer les incidents.
  • Santé (HIPAA), la loi américaine qui protège les données de patients : ZDR « obligatoire », journaux de session effacés au bout de 7 jours au plus, et un BAA signé avec Anthropic. Le BAA est le contrat qui engage un fournisseur à protéger ces données.
  • Finance : chaque échange avec Claude journalisé, et les données gardées dans les pays autorisés. Le code des systèmes de trading, qui achètent et vendent des titres, passe par une relecture humaine.
  • Administration publique (FedRAMP), le programme qui autorise un service cloud pour l'État fédéral américain : passage obligatoire par un VPC, curl et wget refusés.
  • RGPD, le règlement européen sur les données personnelles : un accord de traitement des données signé avec Anthropic, et un droit à l'effacement à organiser.

6Pour éviter un déploiement dans le chaos, trois phases, en commençant par un pilote mesuré

Reste la question du responsable d'équipe : comment passer de quelques curieux à 20, 50 ou même 100 ingénieurs sans que tout parte dans tous les sens ? Vajariya répond par trois phases (vidéo 10_1). Sa phrase d'ouverture : avancer par phases fait « la différence entre le succès et le chaos ».

Le chaos a des visages précis. Le guide d'adoption du dépôt, deux pages à remplir, en liste six :

  • Pas de gouvernance : on déploie sans règles de refus, sans CLAUDE.md (le fichier de consignes de l'équipe), sans politique écrite.
  • Trop vite : cent ingénieurs reçoivent l'outil avant que les règles soient prêtes.
  • Trop lent : l'élan se perd à force d'analyser le pilote.
  • Mauvais usages : on généralise des tâches où l'IA n'aide pas.
  • Pas de suivi des coûts : on découvre « une facture de 10 000 $ au bout de trois mois ».
  • Pas de relais : la direction impose l'outil au lieu de s'appuyer sur l'enthousiasme des équipes.

La vidéo et le guide donnent les mêmes trois phases, avec des durées différentes : quatre semaines chacune dans la vidéo, six puis six puis treize et plus dans le guide. Le cours ne dit pas laquelle suivre. L'ordre compte plus que les durées :

  1. Pilote : un petit groupe d'ingénieurs essaie Claude Code, et on mesure leur travail avant l'outil, par exemple le temps qu'ils passent à relire une PR. Une PR (pull request) est une proposition de changement du code. Dans les mots de la vidéo : « il vous faut ces chiffres avant et après ». On repère aussi deux ou trois personnes qui aideront ensuite les autres : la vidéo les appelle des « champions internes ».
  2. Standardisation : ce que le pilote a appris devient la règle de toute l'entreprise. On écrit des modèles de CLAUDE.md, le fichier de consignes d'une équipe, des règles de permissions et des réglages communs. Le guide ajoute une politique d'usage de l'IA, validée par la sécurité et le juridique, et un suivi des coûts par équipe.
  3. Déploiement : on forme tout le monde et on ouvre des lieux pour poser ses questions, dont une permanence chaque semaine. Les champions internes aident leurs collègues à démarrer.

Avant la première phase, la liste d'accueil du dépôt détaille le travail de l'administrateur. Il branche le SSO, la connexion unique avec le compte de l'entreprise. Il active aussi le SCIM, un protocole qui crée ou supprime les comptes quand un employé arrive ou part. Il fixe des plafonds de dépense et pose le fichier de réglages gérés. Pour chaque développeur, un test simple clôt l'installation : demander à Claude de lire le .env, qui doit être refusé.

Mon avis, honnêtement

En bref : le cours montre comment limiter ce que Claude Code a le droit de faire, mais sur une fausse application. Le plus utile n'est pas dans les vidéos : ce sont les fichiers à télécharger.

Soyons francs, je ne vois pas bien ce que ce cours m'apporte. J'attendais des solutions d'administrateur système : installer Claude Code sur cinquante ordinateurs et les surveiller. Il n'y en a pas. Le cours dit à un chef d'équipe quoi interdire et pourquoi, jamais comment poser la règle sur chaque ordinateur. Je suis dev web, pas responsable sécurité : je juge ce que le cours enseigne, pas ce qu'il vaut en entreprise.

Ce qu'il fait bien : montrer le problème avant la solution. On voit Claude lire un fichier .env, celui qui contient les mots de passe, sans broncher. Ensuite seulement on le verrouille. Puis il empile les protections : refus, bac à sable, plan de déploiement. Il appelle ça « defense in depth », la défense en profondeur (vidéo 2_4). C'est une maison avec une porte, une serrure et un chien : le cambrioleur doit passer les trois.

Ce que je garderais, c'est ce qui se télécharge : un fichier de réglages gérés, des modèles de CLAUDE.md, des hooks, un guide d'adoption, des listes de contrôle. C'est prêt à copier, et la licence l'autorise. Le meilleur du cours est donc ce qu'on ne regarde pas.

Ses faiblesses, avec leur coût pour vous :

  • Une application inventée : Team Pulse, l'application du cours, est faite pour l'occasion (vidéo 1_3). On ne voit aucun vrai projet d'entreprise, donc si vous connaissez déjà Claude Code, vous apprenez peu.
  • Aucune aide pour installer les règles sur les ordinateurs : ni les vidéos ni les fichiers ne disent où les poser. La matrice des permissions, un des fichiers du cours, dit seulement « dans le chemin de configuration gérée de votre déploiement ». Merci du renseignement. Il faudra chercher dans la documentation d'Anthropic, qui donne trois façons : la console du site claude.ai, un outil qui gère les ordinateurs de l'entreprise (Jamf ou Intune), ou un fichier posé sur chaque ordinateur.
  • Un cours qui se contredit : il donne deux calendriers (douze semaines dans la vidéo, treize et plus dans le guide) et quatre listes de refus différentes. Il donne aussi deux prix pour l'abonnement Premium : 150 $ dans le tableur, 125 $ sur la page des tarifs. À vous de deviner lequel croire, bon courage.
  • Des refus qui protègent moins que promis : la vidéo 2_1 dit que Claude ne peut pas les franchir « quoi qu'il arrive ». La documentation dit que ce n'est pas vrai pour tout (voir plus bas). On se croit bien protégé, et on l'est moins.
  • Déjà en partie dépassé : j'ai comparé 46 affirmations du cours à la documentation d'Anthropic, et 28 sont différentes aujourd'hui. Autant tout revérifier.
  • La fin est une publicité : la vidéo 10_2 dure six minutes, et d'après mon décompte de mots, plus d'une minute et demie vante la société de Vajariya. Un passage à sauter sans regret.

Mon conseil : téléchargez d'abord le dépôt. Regardez ensuite la sécurité (vidéos 2_1 à 2_4) et le plan de déploiement (vidéo 10_1), et survolez les coûts. Le cours traite aussi de CLAUDE.md et des skills (des consignes de travail), que je n'ai vus qu'en partie : voyez les fiches listées plus bas. Gardez la documentation ouverte, c'est elle qui fait foi.

Odilon

Toujours valable en 2026 ?

L'ordre des couches et la priorité du refus restent justes. Pour le reste, voici ce que disait le cours et ce que dit la documentation Anthropic du 30/10/2026.

Pour qui ?

Lisez-le si

  • Vous devez proposer Claude Code à une équipe et rassurer votre service sécurité
  • Vous cherchez une liste de refus de départ, un calendrier de déploiement et des fichiers prêts à copier
  • Vous suivez l'anglais oral sans peine

Passez si

  • Vous cherchez comment déployer une politique sur un parc (MDM, console) : le cours ne le montre pas, la documentation oui
  • Vous cherchez du code ou des cas réels
  • Vous travaillez seul : les fiches voisines vous serviront mieux
Le lire sur ExpertEdge

Ce cours vidéo fait partie d'ExpertEdge, l'abonnement de Packt aux livres et cours vidéo techniques. Le code ODILON50 donne 50 % de remise sur l'abonnement annuel : le cours sur ExpertEdge. Lien affilié : je touche une commission si vous vous abonnez avec ce code, et mes notes n'en dépendent pas.

Pour aller plus loin

Fiche fondée sur le cours, 16 vidéos lues en entier sur 31 et les autres en partie, et sur ses ressources publiques. Les faits sur Claude Code ont été vérifiés dans la documentation d'Anthropic le 30/10/2026.

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