L'écran noir qui fait peur
La première fois qu'on ouvre un terminal, on tombe sur un écran noir avec un curseur qui clignote. Pas de bouton, pas de menu, pas de souris qui sert à grand-chose. On a l'impression d'être dans un film de hacker, et la première pensée est souvent : « je vais tout casser. »
Bonne nouvelle : cette peur est parfaitement normale, et elle est largement exagérée. Le terminal ne fait que ce qu'on lui demande. Tant que vous ne tapez pas une commande de suppression, vous ne risquez rien. On va d'ailleurs commencer par des commandes totalement inoffensives.
Le terminal, c'est juste une autre façon de parler à votre ordinateur : au lieu de cliquer sur des icônes, vous écrivez des phrases courtes. C'est tout.
Pourquoi tous les développeurs l'utilisent
Si le terminal était inutile, personne ne s'embêterait avec. Mais il y a trois raisons solides pour lesquelles tout développeur finit par l'adopter :
- C'est plus rapide. Créer 100 dossiers à la souris prend dix minutes. Une seule commande le fait en une seconde.
- C'est automatisable. Une suite de commandes peut être enregistrée dans un script et rejouée à l'identique, autant de fois que nécessaire.
- C'est parfois la seule interface. Sur un serveur distant, il n'y a pas d'écran ni de souris. Le terminal est la seule porte d'entrée.
Et surtout : pour utiliser Git, l'outil au cœur de ce cours, le terminal est l'endroit le plus naturel. Apprendre l'un, c'est se préparer à l'autre.
Comment ouvrir un terminal
Selon votre système, le terminal porte un nom différent, mais le principe reste le même :
- macOS — application Terminal (dans Applications > Utilitaires), ou cherchez « Terminal » avec Spotlight (Cmd + Espace).
- Windows — PowerShell ou, mieux pour le développement, WSL (un vrai Linux dans Windows).
- Linux — application Terminal, souvent ouvrable avec Ctrl + Alt + T.
Une fois ouvert, vous voyez une ligne qui se termine par un symbole, le plus souvent $. C'est l'invite de commande (le prompt) : elle vous dit « je t'écoute, tape quelque chose ». Dans ce cours, le $ en début de ligne signifie « voici une commande à taper », il ne fait pas partie de la commande.
Vos premières commandes inoffensives
Trois commandes pour se repérer, sans aucun risque. Elles ne font que lire ou se déplacer, jamais supprimer.
$ pwd
/home/alice/projets
$ ls
README.md index.html styles.css
$ cd projets
$ pwd
/home/alice/projets
pwd (print working directory) affiche où vous vous trouvez. ls (list) liste ce qu'il y a autour de vous. cd (change directory) vous déplace dans un dossier. Avec ces trois-là, vous savez déjà naviguer.
Astuce : tapez les premières lettres d'un nom de dossier puis appuyez sur la touche Tab. Le terminal complète le nom tout seul. C'est la complétion automatique : moins de fautes de frappe, et un gain de temps énorme.
The scary black screen
The first time you open a terminal, you face a black screen with a blinking cursor. No button, no menu, no mouse that does much. It feels like a hacker movie, and the first thought is often: "I'm going to break everything."
Good news: this fear is perfectly normal, and largely exaggerated. The terminal only does what you ask. As long as you do not type a delete command, you risk nothing. In fact, we will start with completely harmless commands.
The terminal is just another way to talk to your computer: instead of clicking icons, you write short sentences. That is all.
Why every developer uses it
If the terminal were useless, nobody would bother. But there are three solid reasons every developer eventually adopts it:
- It is faster. Creating 100 folders by hand takes ten minutes. A single command does it in one second.
- It is scriptable. A sequence of commands can be saved in a script and replayed identically, as many times as needed.
- It is sometimes the only interface. On a remote server, there is no screen and no mouse. The terminal is the only way in.
And most importantly: to use Git, the tool at the heart of this course, the terminal is the most natural place. Learning one prepares you for the other.
How to open a terminal
Depending on your system, the terminal has a different name, but the principle stays the same:
- macOS — the Terminal app (in Applications > Utilities), or search "Terminal" with Spotlight (Cmd + Space).
- Windows — PowerShell or, better for development, WSL (a real Linux inside Windows).
- Linux — the Terminal app, often opened with Ctrl + Alt + T.
Once open, you see a line ending in a symbol, most often $. This is the command prompt: it tells you "I'm listening, type something". In this course, the leading $ means "here is a command to type", it is not part of the command.
Your first harmless commands
Three commands to find your way around, with zero risk. They only read or move, never delete.
$ pwd
/home/alice/projects
$ ls
README.md index.html styles.css
$ cd projects
$ pwd
/home/alice/projects
pwd (print working directory) shows where you are. ls (list) lists what is around you. cd (change directory) moves you into a folder. With these three, you already know how to navigate.
Tip: type the first letters of a folder name then press Tab. The terminal completes the name for you. This is tab-completion: fewer typos, and a huge time saver.
Le réflexe à prendre : avant de lancer une commande inconnue, demandez à l'IA ce qu'elle fait. Copiez ce prompt :
Je débute avec le terminal et je suis sur macOS. Explique-moi en français, simplement, ce que fait cette commande, ligne par ligne, et si elle présente un risque de supprimer ou modifier des fichiers : ls -la ~/Documents. Ne donne pas de jargon sans le définir.
Sans relire le prompt : avec tes mots, pourquoi est-ce une bonne idée de demander à l'IA ce que fait une commande comme ls -la ~/Documents avant de la lancer ?
ls -la ne fait que lister (aucun risque), mais le réflexe protège le jour où la commande contient un rm.Écrivez la suite de commandes qui : affiche où vous êtes, liste les fichiers du dossier courant, puis entre dans un dossier nommé projets. Utilisez pwd, ls et cd.
Tu demandes à l'IA « comment voir ce qu'il y a dans le dossier courant ? ». Elle répond avec cette commande. Ton rôle de relecteur débutant : l'accepter et la lancer, ou la rejeter, et dire pourquoi.
$ ls -la
ls -la ne fait que lire : elle liste le contenu du dossier, y compris les fichiers cachés (-a) et avec les détails (-l). Elle ne crée, ne modifie ni ne supprime rien. C'est exactement le genre de commande inoffensive par laquelle on débute. Le bon réflexe ici n'est pas de tout rejeter par peur : c'est de savoir reconnaître qu'une commande de lecture est sans danger. La méfiance se garde pour les commandes qui écrivent ou suppriment (rm, mv, >).Sans remonter dans la leçon : que font pwd, ls et cd, et lesquelles de ces trois commandes risquent de supprimer un fichier ?
pwd affiche le dossier où l'on se trouve, ls liste ce qu'il contient, cd déplace dans un autre dossier. Aucune des trois ne supprime quoi que ce soit : ce sont des commandes qui lisent ou se déplacent, jamais qui effacent. C'est pour ça qu'on débute avec elles sans aucun risque.Vous savez ouvrir un terminal et lancer quelques commandes inoffensives. Place maintenant aux commandes essentielles du quotidien : naviguer entre les dossiers, créer, copier et supprimer des fichiers sans jamais vous perdre.
Leçon 2 : Les commandes essentielles →